Mai :
une nouvelle page se tourne
Eternuement
salutaire de l’humanité consciente
Humanité consciente et humanité réelle
Sonnons les cloches, soufflons dans
les cornes de bœuf, les coquillages, faisons retentir les sirènes car un grand
cap est franchi. L’humanité consciente vient d’éternuer et son souffle a balayé
la Terre d’une grande quantité de poussières et de scories encombrantes.
L’éternuement témoignait bien sûr d’irritations provoquées par les résidus
d’émotions et de pollutions diverses. Elle les a expulsés avec force et vigueur
de notre environnement. Ce départ inaugure une période neuve au cours de
laquelle la spirale ascendante accélérera son mouvement au point de nous
enivrer d’effluves émanant des multiples épousailles en cours. Nous pouvons
légitimement pousser un ouf de soulagement, non point que ces résidus soient
décisifs dans le parcours actuel de l’humanité. Ils ne constituaient pas des
obstacles infranchissables au point que l’humanité songe à rebrousser chemin.
Non, leur densité ralentissait sa marche triomphale. Et bien, ils sont dégagés
et ce geste est un fameux soutien pour l’humanité incarnée.
Précise la distinction et la
relation entre l’humanité consciente, l’humanité réelle comme tu l’as déjà
appelée et l’humanité incarnée.
L’humanité incarnée est celle que
nous voyons sous nos yeux, sa description ne souffre d’aucune ambiguïté.
L’humanité consciente est comparable à nos « moi supérieurs ».
Dois-je rappeler qu’indistinctement, nous existons dans toutes les fréquences
de la création. Lorsque nous obtenons une information attribuée à notre
« moi supérieur », demandons-nous depuis quel étage vibratoire il
s’adresse à nous. Bien sûr, l’information sera plus éclairée que celle de notre
personnalité. Sachons cependant que notre moi de sagesse est multiple et que
les sensations, les paroles qu’il nous distille diffèrent selon l’étage depuis
lequel nous communiquons ensemble. Dans l’ensemble, ses messages vont dans le
même sens. Toutefois, à propos d’une situation de vie identique, nous capterons
de sérieuses nuances selon que nous contactons le premier ou le dernier étage
de nos « moi supérieurs ». Retenons qu’il n’existe aucune possibilité
que les informations recueillies soient parasitées si nous localisons la source
de notre « moi supérieur » à l’intérieur de nous, dans le cœur. Tout
au plus seront-elles influencées par les résonances de nos croyances ou de nos
émotions terrestres dont le rayonnement atteint les premiers étages. L’humanité
réelle « siège » à l’étage le plus élevé, tout proche de la fréquence
unique du collectif éternel. Elle est à l’abri de tous les remous issus de la
Terre. L’humanité consciente siège à tous les autres étages. Celle qui vient
d’éternuer se situe forcément dans une zone inondable, un ensemble de
fréquences où les turpitudes vécues sur la Terre résonnent jusqu’à elle. Elle
était en fait très dérangée par les jeux de pouvoir résiduels en vigueur dans
l’humanité incarnée.
La sphère du libre arbitre s’étend donc jusqu’à ces
étages ?
Vu sous un angle défensif, nous pourrions dire que cette
humanité-là s’est sentie en état de légitime défense. Vu sous l’aspect de la
transfiguration, elle a contribué à libérer la route empruntée par l’humanité
incarnée des obstacles accumulés après le passage d’un ouragan. Oui, nous
pouvons considérer que le mois d’avril a vu passer un ouragan émotionnel à
décorner des bœufs. Nous avons résisté à cette tempête agressive et nous nous
surprenons à regarder l’océan de la vie avec un regard jeune, frais. Conservons
ce regard durant tout le mois de mai car il nous aidera à « marcher sur
l’eau ». J’évoque ce comportement emblématique pour indiquer les petits
miracles quotidiens qu’un tel regard engendre. Oui, inspirons l’air à pleins
poumons, acceptons que toutes les impuretés qu’il contient ne font pas le poids
vis-à-vis de la pureté nouvelle de nos poumons. Ressentons qu’au contact des
cellules de nos poumons, les impuretés se dissolvent afin que désormais, notre
corps consomme exclusivement des éléments « propres ». Reconnaissons
ce pouvoir à nos cellules, oui à nos cellules qui se sont remplies de lumière
d’amour à toute vitesse. Elles sont devenues des usines autonomes recyclant nos
déchets avec une efficacité parfaite. Voilà une nouvelle étape de la
transfiguration, celle au cours de laquelle la cure d’autonomie de nos cellules
porte ses fruits. Faisons-leur confiance, totalement. Elles nous font cadeau du
bénéfice de leur parcours autonome. Ah, ah ! La situation se corse,
comprenons-nous les raisons pour lesquelles plus aucune tentative de nous
dégénérer ne peut nous atteindre. Nos cellules forment un rempart
infranchissable pour toutes les substances toxiques présentes dans les quatre éléments
et celles déversées à dessein par les derniers joueurs qui prestent les
prolongations du grand spectacle. N’est-ce point fabuleux ? Bien qu’elle
reste à l’écart de ces phénomènes, l’humanité réelle exerce néanmoins une
influence sur l’ensemble du processus.
Comment et laquelle ?
Je comparerais volontiers sa
fonction à celle d’un veilleur de nuit d’une usine où il n’existe aucun danger,
où il n’y a jamais d’incidents. Même si l’usine est à l’abri des
courts-circuits électriques ou des effractions, la présence du veilleur est
nécessaire. Sans lui, l’usine serait vulnérable. Ce veilleur dégage une telle
paix que sans vouloir influencer le cours des choses, il exerce un ascendant
sur la situation. L’humanité réelle est cette présence discrète, paisible et
bienveillante absolument nécessaire à la transfiguration. Sans sa douce
existence, le but ne peut être atteint. Pourtant, elle va devoir mouiller son
maillot au moment où l’humanité consciente arrivera jusqu’à elle avec sa
moisson. Elle devra sortir de sa réserve pour accueillir la matière de cette
moisson. Même si sa nature sera déjà subtilisée, elle possédera les signes
extérieurs de la matière, ceux de posséder des particules assemblées pour
identifier la texture de qualités particulières, d’expériences spécifiques.
L’humanité réelle est à la lisière de la matière. Elle connaît son existence
mais elle n’en possède aucune expérience réelle. Elle quittera donc sa fonction
de veilleuse pour pénétrer de plain-pied dans la danse finale au sein de laquelle
elle se fondra dans les humanités conscientes. Oui, les épousailles
individuelles sont reproduites à l’échelon collectif. Voilà donc une nouvelle
page qui se tourne. Elle dévoile à l’humanité incarnée un pan de sa splendeur,
un horizon dégagé de nombreux débris qui jonchaient encore le sol aux endroits
où la grosse masse des marcheurs évoluait encore. Pour les devanceurs, les
effets de cet éternuement sont une aubaine car les êtres de la communauté
humaine marchant au cœur du peloton découvriront désormais plus aisément par
eux-mêmes les voies et moyens de leur libération et de leur avancée. Cet
éternuement « inattendu » a donc magistralement changé la donne
actuelle. Il offre la possibilité aux êtres qui marchent en tête du peloton de
se consacrer plus en détail et plus en profondeur à leurs propres découvertes.
Merci et à très bientôt. La Terre éternelle
Dé-créer l’idée de but
Projets et continuum d’instants
présents
Vacuité, point de vue unifié et
intuition
07/05/2005
Soutenons par nos vibrations le flux
renouvelé de la transformation. Certains ont encore le sentiment de parcourir
le tunnel de la nuit noire alors qu'ils en sont déjà sortis. En ayant accumulé
de la suie dans leurs yeux, ils se cantonnent dans une propension à préférer la
souffrance à la joie de leur libération. D'accord, cette propension perd sa
voix au chapitre. Elle est toutefois tellement déboussolée que dans un dernier
sursaut, elle tente d'obscurcir une fois de plus nos sensations. Si l'attaque a
l'air imparable pour certains, sachons que c'est encore un coup d'esbroufe, à
la différence près que cette fois nous
sommes moins dupes. Si nous serrons notre corps au plus près des vents
de la transfiguration, nous sentirons combien leur souffle est libre et combien
la liberté est l'énergie nécessaire pour assurer notre glisse sur l'océan de la
vie. En effet, afin de profiter sans délai des vents portants, les planchistes,
les barreurs ont déjà entamé une virée sur les mers. Nous ne sommes pas encore
tous à la barre de notre voilier, néanmoins, un grand nombre se concentre vers
les ports de plaisance. Les routes sont encombrées et malgré l’effervescence,
la perspective d’aller naviguer librement en haute mer, rend légère
l’atmosphère de ces déplacements collectifs. Je parle bien des routes très
fréquentées que nous empruntons dans la sphère encore invisible de l’humanité.
Je ne parlerais plus des freins à cette formidable accélération. Je me cantonne
à décrire les extrêmes, la vitesse à laquelle nous avançons.
Quand arriverons-nous au but ?
Sans vouloir jouer systématiquement à déstabiliser les êtres
qui posent ce genre de question, je voudrais rappeler l'urgence de dé-créer
cette idée de but. Si nous sondons la situation dans un état d’esprit unifié
nous découvrirons qu’elle n’existe que dans notre conscience divisée. Nous y
avons appris qu’un but correspond à une perspective, un état plus ou moins
précis obtenu à la suite d’une démarche préalable. Elle peut consister à tirer
sur une cible, à établir un programme d’assainissement des finances publiques,
à connaître tout simplement le grand amour dans sa vie. Le but s’inscrit en
tout cas dans une perspective temporelle composée de trois moments
successifs : la définition du but à atteindre, la réalisation des
démarches pour y arriver et l’obtention du but.
Or, nous savons qu’en s’accélérant le temps s’enfuit !
En effet, comment pourrons-nous encore longtemps établir des
projets comprenant des étapes successives dans un contexte où le temps se
cantonne de plus en plus dans le présent ? A tous les êtres qui
établissent encore des projets comprenant des buts, je pose la question de
savoir s’il n’est pas temps de rendre vivant le nouveau paradigme du temps dans
leur vie ? En découvrant que la réalité n’est qu’un continuum d’instants présents,
nous comprendrons que la seule vérité qui soit existe à la fois dans chaque
instant et à la fois dans ce continuum. Je sais que ce n’est pas facile à
suivre car ce continuum peut facilement être assimilé à la notion de temps dont
je viens de rappeler la disparition. Et bien, sachons que nous avons à intégrer
le concept de continuum, d’intelligence de la vie qui assure simultanément la
continuité des situations et leur discontinuité. En effet, en « une heure
de temps », les situations vécues par les milliards d’êtres peuplant la
planète peuvent modifier totalement le paysage d’un projet limpide une heure
auparavant. Les auteurs de projets sont invités à vérifier régulièrement les
changements intervenus dans l’humanité.
Je suppose que tu parles de modifications significatives
captées exclusivement par notre intuition ?
N’est-ce point une raison supplémentaire pour la développer
si nous entamons un projet collectif. S’engager à développer son intuition est
en quelque sorte une « obligation » dans tout projet collectif.
Personne ne peut faire l’impasse sur ses intuitions sous peine de se sentir à
la traîne du groupe. Un deuxième élément d’une œuvre commune concerne bien sûr
notre capacité à appréhender le projet d’un point de vue unifié, de ressentir à
l’intérieur que nous sommes à la fois l’idée de base du projet, sa phase de
réalisation, son stade final, bref, son continuum… qui ne s’arrête jamais. Une
fois de plus, la vie collective nous enjoint de plonger régulièrement dans
notre propre bain d’unité. Nos cœurs unis le forment, c’est bien connu. Notre
amour est déjà occupé à fusionner avec le non amour, son ex-ennemi juré. Cet
état génère des sensations particulières. Alors hésiterons-nous encore, à des
moments bien spécifiques de collaboration, d’atteindre ensemble un état de
communion ? Si nous y arrivons, nous constaterons que toute obligation
d’obtenir un résultat s’est envolée. Il importe que les associés osent plonger
dans la vacuité afin que chacun serre au plus près sa propre vérité. Ainsi, la
vérité collective de l’instant et du continuum se forgera tout simplement.
Voilà, l’accélération provoquée par le souffle de l’humanité consciente rend
ces démarches plus aisées. A nous de prendre en considération tant
l’affaiblissement de la prégnance du temps que l’état d’unité qui prévaut à
toute perspective d’œuvrer en commun."
Vacuité et vacuité !
La quintessence de nos expériences
09/05/2005
Revenons sur l’idée de vacuité, si
essentielle, si délicate. Qui peut se targuer aujourd’hui de faire le vide complet,
d’atteindre l’état où nos perceptions sont vierges de tout apprentissage
terrestre ou cosmique ? Reconnaissons que c’est actuellement impossible.
En effet, même si de nombreux êtres sont débarrassés du poids des mémoires de
leurs faits et gestes, des conditionnements de leur éducation, même s’ils ont
fait table rase de leur passé, ils vivent encore sur cette Terre engorgée par
des pensées divisées, orientées. L’état d’unité n’est pas suffisant pour faire
le vide total. En vérité, ce vide existe exclusivement dans l’espace
intra-atomique là où « siège », vierge, le sceau de nos origines
éternelles. C’est le seul espace où nous rencontrerons notre virginité
ontologique. Cette démarche est appréciable bien qu’elle soit déjà
insuffisante. En effet, nous le savons maintenant, le pari de l’époque est de
déposer la quintessence de nos multiples expériences dans cet espace, dans ce
vide. Une double tâche nous attend, celle de re-contacter cette véritable
vacuité et celle d’obtenir les sensations physiques internes de la quintessence
de nos expériences cosmiques et planétaires.
Vas-tu aborder ce sujet assez
neuf ?
Déroulons le fil depuis le début en
rappelant des informations que nous connaissons déjà. Dans l'espace des rêves
purs flottent toutes les expériences possibles et imaginables. Elles flottent
nonchalamment, sans consistance. Serties dans le "moi" collectif tout
aussi impalpable, nos consciences n'ont aucune idée de ce qu'elles représentent
concrètement. Quelles sont alors les circonstances qui nous ont poussés hors de
cet espace qui contient aussi bien les expériences de paix, de violence, de
bien-être et de mal-être ? Ah ! Voilà une réponse pas évidente à
trouver. En effet, elle concerne la dynamique qui a déclenché notre sortie de
l’espace des rêves purs, c’est-à-dire un événement dont nous ne pouvons
pratiquement pas posséder de souvenir puisque notre conscience ne s’est révélée
que durant ce processus. Nous possédons de la conscience dès la sortie de cet
espace et pratiquement pas de conscience en dedans. L’espace des rêves purs ne
contient ni dedans, ni dehors, il « est », sans disposer de la
conscience qui lui permettrait de savoir qu’il « est ». Comme il
« est » dépourvu de conscience capable de poser des questions, il est
en principe dans l’impossibilité de mettre une énergie en mouvement puisque
l’énergie suppose qu’il existe une conscience capable d’imaginer le
déclenchement d’un processus à partir de rien. Ce « Moi » collectif,
inconscient de ce qu’il est et détenteur de toutes les expériences, de toutes
les connaissances potentielles a pourtant été soumis à un mouvement. Il ne l’a
pas créé lui-même puisqu’il en est incapable mais une ombre d’insatisfaction et
de désir de vivre ces expériences, de concrétiser ces connaissances a parcouru
le point des rêves purs. Nous penserons, à juste titre, que cette ombre n’a pu
être enclenchée par le collectif puisqu’il ne dispose pas de l’énergie pour lui
donner une consistance, fusse-t-elle minime. Une partie du mystère se trouve
dans la nécessité que nous avions de franchir ce cap, nécessité qui s’est auto-générée
et s’est traduite par une secousse qui eut pour effet d’ouvrir une
« brèche » dans ce point, de permettre à nos consciences larvées de
prendre connaissance de leur existence et de se diriger vers le sas. A partir
du sas, la situation est un peu plus claire. Après avoir franchi le sas, nous
avons créé, créé des mondes, des galaxies… à l’image des facettes de nos
personnalités qui se révélaient à nous, que nous découvrions. Toutes ces
créations, associées aux joies et aux aléas de leur mise en œuvre, font partie
de notre patrimoine d’expériences concrètes. Rassembler la quintessence de nos
expériences s’apparente à réintégrer nos parcelles dispersées dans notre propre
corps. En effet, lorsque nous découvrons par intuition que notre conscience
habite une étoile dans les cieux qui décline aux yeux de chacun notre identité,
nous sommes en plein dans le mille de l’opération. Cette prise de conscience
s’accompagne souvent d’un processus d’épuration des émotions connexes, liées au
moment où nous avons créé et ensuite entretenu cette étoile. Nous l’avons
peut-être défendue contre des agresseurs, nous en avons fait un jardin d’Eden
pour permettre à des aventuriers de s’y ressourcer… etc. Ces épisodes multipliables
à l’infini ont laissé des traces dans les cieux, en vérité, dans nos cieux
intérieurs. En « nettoyant » les émotions cristallisées associées à
nos aventures de créateurs, en les dissociant des excès émotionnels,
sentimentaux et des croyances restrictives, nous conservons leur suc, leur
quintessence. J’en viens maintenant au point central de ce processus. Nos
expériences ont généré autant de déboires, émotions dramatiques, karmas de tous
ordres que de satisfactions, expériences d’extase et autres. Or, assez
naturellement, nous cherchons systématiquement à les trier afin de conserver
exclusivement les satisfactions, les actes lumineux. Nous rejetons ou dissipons
tout aussi spontanément nos déboires, nos actes ténébreux. C’est ma foi très
humain d’œuvrer dans ce sens. Et pourtant, cette approche spontanée ne
correspond pas à la nature originelle des rêves purs. Cet espace ne correspond
pas à ce que nous appelons le paradis. Il n’a pas sélectionné, trié sur le
volet les comportements nobles puisqu’il les contient potentiellement tous.
Nous sommes tenus de rentrer dans notre bercail personnel comme nous en sommes
sortis, avec les fruits de nos actions intempestives pour les univers et de nos
œuvres favorables à son déploiement (déploiement de qui ?). Je
répète que nous sommes toutes et tous logés à la même enseigne à cet égard.
Aucune conscience éternelle n’est parvenue à se créer un chemin dans les
créations sans avoir tordu les lois de la vie, sans avoir généré du
« mal », si nous voulons encore utiliser ce mot. C’est strictement
impossible car la matière que nous avons créée ne fonctionne que par la loi du
deux, de deux forces, deux polarités qui se coltinent en permanence. Dans ce
jeu de forces règne une alternance, tantôt l’une est à l’avant plan, tantôt l’autre.
N’observons-nous ce phénomène poussé actuellement à son paroxysme sur la
Terre ? Les bonnes intentions côtoient les pires et nous nous demandons
encore parfois si nous parviendrons à attirer tous les êtres dans la sphère des
bonnes intentions de paix, de partage, de compassion, de fraternité. En se
limitant au scénario qui vise à ce que les êtres belliqueux ou nocifs se
rallient au blason de la paix et de la bonté, nous sommes à côté de la plaque
de l’évolution. En effet, quel serait le sens de renouer les contacts avec
l’espace des rêves purs si nous revenons uniquement avec du linge propre. Ce
dernier dira : « Où se trouve le linge sale, celui qui existait de
toute éternité dans notre giron ? Je veux savoir où vous l’avez mis car il
fait partie de notre patrimoine éternel. Je ne peux concevoir de vivre sur un
versant de la vie, celui de votre désir de propreté à tout prix. »
Comment sortir de cet imbroglio ?
J’ai déjà esquissé la réponse plus d’une fois. Le seul et
unique moyen de traduire la réalité éternelle dans nos comportements, celle qui
reflète strictement la réalité de l’espace des rêves purs, consiste à prendre
en compte les deux facettes de nos expériences, agréables et désagréables,
bonnes et mauvaises et d’unir leurs germes, ceux qui nous ont accompagné(s ?)
tout au long de nos aventures dans l’espace des rêves concrets. Je sais que
cette perspective choque certaines consciences férues de lumière pure, d’amour
infini. Mais, comme les rêves purs contiennent toutes nos expériences, notre rencontre
avec eux, rencontre qui se profile de plus en plus, doit impérativement tenir
compte de sa « personnalité » propre. Voilà, je n’ai rien dit de
neuf. J’ai simplement amélioré l’agencement entre des pièces du puzzle qui
avaient déjà été reconnues pour s’emboîter les unes dans les autres. »
Lâcher nos chaînes en or massif
Pour avancer et parler depuis notre
source éternelle
10/05/2005
De balbutiements en balbutiements,
nous retrouvons la parole, le verbe sans parole, le verbe qui n’a rien à dire et
qui dit tout par la profondeur de son silence. Néanmoins, avant de nous
délecter de cet état, n’est-il pas temps de prendre la parole, celle qui plonge
ses racines dans notre source d’éternité ? Qu’est-ce que cette parole
apporterait à notre prochain ? Je dirais d’abord qu’elle provoquerait un
soulagement car elle ne demande rien à personne, elle ne sollicite personne à
suivre des règles de conduite, à respecter des croyances ou des dogmes établis
par des écrits sacrés. Elle est toute simple, toute fluette et pourtant si
puissante.
Que nous dit-elle ?
Nous savons qu’elle nous susurre : « Sois, sois
ce que tu es, sans limite. »
Quelle injonction banale par les temps qui courent, pourquoi
nous rappeler ce bé à ba de la réalisation ?
Bien que nous connaissions cet adage, nous le considérons
encore comme un précepte à suivre, inconsciemment comme un dogme. Ainsi, nous
tentons encore de le concrétiser par des rituels, des méditations ciblées, des
explications circonstanciées… Ces approches-là relèvent de nos cycles
d’incarnation dans les univers et sur la Terre. Or, nous avançons lentement
mais sûrement vers des sphères de notre existence qui « précèdent »
ces cycles, des sphères d’existence concomitantes à la sortie des rêves purs,
dans le sas. Allons-nous lâcher toutes les pratiques religieuses ou
spirituelles ? Elles se situent beaucoup plus en surface de notre être. Je
le répète avec force, elles furent utiles dans les mondes créés. Mais bon sang,
nous dé-créons actuellement les univers, les galaxies, les planètes. Ces
pratiques nous lestent, nous empêchent de voler librement jusqu’à nos origines.
Oh, je sais, je mets un peu de feu à me répéter. Une certaine urgence à lâcher
nos chaînes, fussent-elles en or massif, polies, ciselées par des siècles de pratiques
spirituelles et religieuses dirigées vers la pureté, la bonté, l’amour se
manifeste. Si les intentions émises étaient pures, les réalisations furent
souillées par différentes taches que certaines voies se font fort de nier.
Toutes les religions, tous les courants spirituels contiennent un noyau dur
qui, sous une forme ou sous une autre revient à une affirmation qu’il est la
seule et unique voie de réalisation. Oh ! Cette réalité est parfois si
subtile que nous tombons encore dans le panneau en y adhérant.
Or, notre conscience éternelle n’émergera complètement en
nous que si nous la considérons comme telle, nue, dépouillée, potentiellement
capable du bien absolu et du mal absolu. Les pratiques dévotionnelles à son
égard lui sont entièrement étrangères. Pourquoi serait-elle sensible si nous
louons uniquement sa noblesse alors qu’elle sait pouvoir être vile ? Elle
se « fiche » de ces considérations car elle est la simplicité même,
les œuvres du bien et du mal ne la concernent pas. Par contre, elle a suffisamment
été intriguée par le parfum et les odeurs nauséabondes répandus par nos actions
pour s’intéresser à la moisson de nos expériences. Et si elle pouvait exprimer
une attente, ô combien grand mot, elle dirait : « Qu’apportes-tu
dans ta manne après autant d’expériences folles ? » En prononçant
ces paroles, elle accomplit un geste inédit. En effet, sa volonté initiale
était de se cantonner strictement dans les rêves purs sans subir les remous de
nos expériences. Constatons qu’elle a faibli en cours de route en découvrant
l’intensité de nos souffrances plus que de celle de nos moments de bien-être.
Elle a donc décidé de participer concrètement à la fin de notre aventure en
apportant sa candeur éternelle qui œuvre par rayonnement et en recevant la
quintessence de nos expériences. Voilà, notre essence éternelle est la candide
de service et sa candeur est incompatible avec tout apprentissage, tout
conditionnement. Ne nous échinons donc plus à lui fourguer des préceptes
locaux, appris sur la Terre pour résister aux conséquences de son exil. Tous
les enseignements sont des béquilles pour marcher droit en l’absence de notre
essence éternelle. Et la voilà qu’elle émerge des profondeurs de notre univers
intérieur. Alors, laissons-là prendre la place en dégageant les connaissances
locales que nous avons engrangées pour, vaille que vaille, tenir debout. Elle
ne se pose pas la question de savoir si elle émerge dans un corps tordu ou
voûté. Sa force nous « impose » de nous redresser et d’être enfin un
être humain debout, droit comme un « i ».
Merci pour cette description significative.
J’exprime des vérités que vous connaissez dans vos cœurs.
Car si l’amour s’en va en goguette avec la peur, le creuset de leur union ainsi
que celui de toutes les unions est et reste le cœur. Il est le siège, ai-je
besoin de le redire, de notre étincelle éternelle en émergence. Voilà cher
scribe, ton cœur se trouve en état de libérer cette conscience, cette fréquence
si particulière qui comprend toutes les fréquences exactement comme un point
singulier appartenant à un hologramme de la Terre par exemple, contient
l’information de l’ensemble de la Terre. Laisse, laissons nos cœurs chanter
leur note d’éternité à chaque instant et l’humanité chantera très rapidement à
l’unisson de cette note. Son cœur conscient y aspire de toutes ses fibrilles.
Une peur d'échouer résiduelle
Toutes les épousailles se
rassembleront en une seule
12/05/2005
Oui, reprenons-nous, une peur
d'échouer règne encore dans l'humanité incarnée et même dans les sphères inférieures
de l'humanité consciente. Il est judicieux de l'associer aux épousailles avec
l'amour. Cette peur dissidente et "démasquée" acceptera sans aucun
doute de participer aux noces. Oh ! C’est un point de détail mais, chaque
détail a son importance dans le processus de fusion des énergies. Cela mis à
part, c’est impressionnant de percevoir les transformations que le souffle de
l’humanité consciente a engendrées. Partout, la lumière et les couleurs
brillent plus intensément. Je n’aurais bientôt plus grand-chose à dire car le
processus déjà définitivement sur les rails a contourné les chicanes qui le
mettaient encore à l'épreuve. Quelle contribution me reste-t-il à
apporter ? Je me sens de taille à ponctuer les événements déboussolants
qui présentent leur nez. Accrochons nos ceintures car si nous avançons sur un
rythme de plus en plus soutenu, nous générons des énergies colossales que nous
ne maîtrisons pas encore totalement. C’est une question de mois et en attendant
d’assurer complètement la maintenance de notre incessante progression
collective, nous allons sentir passer ces énergies, celles que notre
enthousiasme à devenir une conscience collective unifiée produit. La suite des
opérations alterne donc entre des moments d’ouverture de conscience intense et
des moments de turbulence à se demander ce qui se passe encore sur cette
planète alors que la lumière d’amour a gagné tant de terrain.
Quoi de neuf du côté de la lumière d’amour ?
Oui, la lumière a pratiquement terminé le processus
d’unification avec l’amour et elle s’insère forcément dans le processus de
fusion de l’amour et de la peur. Ah ! Toutes les unions rejoindront
progressivement les noces entre l’amour et la peur. A terme, elles formeront un
seul et unique mouvement d’épousailles. Lorsque le tableau sera complet, que
toutes les unions n’en feront plus qu’une, nous entamerons la noce des noces,
celle de l’espace des rêves purs avec celui des rêves concrets. L’espace des
rêves purs s’enrichira alors de la quintessence de nos expériences et nous, de
l’espace des rêves concrets, bénéficieront de l’ineffable de notre creuset
d’origine. Voilà un tableau bien réjouissant qui ne fera que se préciser au fil
des mois. Osons nous imprégner de ce qui apparaît comme un scénario simple et
inéluctable. Nos doutes résiduels s’envoleront en fumée. Oui, nous sommes
occupés à décrire gentiment le lent et profond processus de réunification des
énergies dispersées. En bonne logique, plus les contraires s’uniront, plus il
s’accélèrera et s’approfondira. Dire que plus rien ne peut le contrecarrer
devient donc inutile. Concentrons toutes nos énergies à le guider dans nos
corps. Nous pouvons franchement cesser de dénoncer les manipulations dont
l’humanité a été l’objet, d’une part, elles sont révélées et il n’y a plus grand-chose
à ajouter et d’autre part elles sont en voie de disparition, elles se dissipent
au fur et à mesure de l’unification en cours. En effet, ce processus
laisse moins de place aux énergies à
pôle unique, que ce soit d’ailleurs aussi bien l’amour de son côté où la peur
du sien. Chaque élan, chaque émotion sont désormais aspirés par la force
fusionnelle qui unit tous les contraires. Leur vie « personnelle »
est de plus en plus courte et dans certains cas ils sont déjà immédiatement
happés par le mouvement de fusion. Observons amies, amis, mieux, contemplons
cette dynamique et nous seront aux premières loges de l’avancée personnelle et
collective. Oui, l’avancée vers notre unification complète peut inclure la
contemplation, la jubilation, l’extase, comme nous l’entendons. Je ne classe
pas ces attitudes parmi les rituels qui retardent actuellement cette
unification généralisée. Les temps qui se profilent préparent l’effondrement de
nombreux systèmes destinés à brider la conscience des êtres, systèmes économiques,
politiques et religieux. Nous n’avons pas idée des tourmentes énergétiques que
ces effondrements provoqueront. Elles sont, je le rappelle inévitables. Une
fois de plus mettons-nous à la fois au balcon pour les observer et à la fois
dans la mêlée pour apaiser les êtres dépendants de ces systèmes qui se
sentiront durement floués.
Nos corps dépendants de la dualité
L’ultime paradoxe…
Le paroxysme de l’illogique
22/05/2005
Restons sur notre voie, sans
discontinuer. Que toute notre attention se concentre sur les transformations
personnelle et collective. Ne sommes-nous point des bateleurs disposant de
nombreux outils pour entamer une œuvre exceptionnelle ? Et bien
utilisons-les pour accompagner la dynamique en cours. Va-t-elle se poursuivre
sans discontinuer demanderons-nous ? Et bien oui, la mise à feu de nos
corps ne constitue pas une fin en soi. Elle augure d’une nouvelle phase que
nous allons bientôt entamer. Résumons ce qu’elle nous a déjà apporté. Que nous
le voulions ou non, nos corps sommeillaient, engourdis par des siècles de
dépendance à la dualité, dépendance due à l’ignorance complète et choisie de
notre identité éternelle. Oui, constatons combien nos corps sont devenus
accrocs à la dualité devenue (2 fois ?) le terreau de toutes nos
dépendances, de toutes les croyances fixes et figées. Même les corps des êtres
qui se sont déjà démarqués de la dualité restaient engourdis. Voilà pourquoi un
geste si vigoureux était nécessaire auprès de chacun. La mise à feu des corps a
donc eu pour effet de nous re-familiariser avec l’idée de se mouvoir d’une
autre façon. Et cette perspective fait déjà son petit bonhomme de chemin chez
un certain nombre d’entre nous. Il est assez aisé pour ce feu d’ouvrir les
tiroirs de nos mémoires où notre mobilité optimale est inscrite.
Contentons-nous actuellement de considérer ce potentiel comme acquis et
disponible avant de passer à la nouvelle étape. Elle est occupée à se
concrétiser pour quelques-uns d’entre nous. Autant la première phase consistait
à réveiller le souvenir que nos corps conservent leurs capacités dans n'importe
quel espace de vie, autant la deuxième phase consiste déjà à les réaliser. Oui,
les événements sont rapides et vont « droit au but ». La première
capacité à laisser émerger consiste à se trouver en deux lieux en même temps.
Et, amies amis, j’annonce qu’avec un peu d’entraînement, nous pouvons provoquer
cette situation à notre guise. Apprenons pour commencer à projeter notre
conscience dans une autre pièce. Mettons toute notre imagination au pouvoir pour
réaliser cette intention. Imaginons intensément que nous y sommes et nous y
serons. C'est aussi simple que cela. Oui, oui, osons, c'est le moment d'entrer
dans le vif du sujet. Cessons de retarder le démarrage effectif de nos
capacités légendaires ici même, sur cette Terre en extraordinaire mutation.
N'est-il point logique que les mutants témoignent de leurs
transformations ? Ai-je besoin de préciser que ces actes constituent le
début du redéploiement de nos talents immémoriaux. Je précise qu’ils sont disponibles
pour les êtres qui ont commencé à épouser dans leurs corps les qualités
contraires.
Oui, la vie est douce pour les êtres
qui la créent douce, rude pour ceux qui la créent rude. Existe-t-il encore une
place pour une telle rudesse ? Je retisse sans cesse le fil d’Ariane que
notre mental diviseur cherche à briser. La rudesse n’existe qu’en fonction de
la douceur et vice versa. Allons-nous enfoncer définitivement cette vision de
la vie dans le terreau de notre état d’être ? Il en est grand temps amies
amis et ce n’est pas par hasard que j’insiste tellement sur ce point. Nous
arrivons à un moment où celles et ceux qui s’accrochent à une vision
unilatérale de la réalité ultime, je veux dire d’un « paradis »
exaltant exclusivement l’harmonie, la paix, la beauté…, crispent leurs corps.
C’est comme s’ils se condamnaient eux-mêmes à se dessécher sur pied par excès
de pureté, d’amour, d’harmonie. N’atteignons-nous pas l’ultime paradoxe
démontrant que toute qualité « noble » qui ignore, repousse, éloigne,
dissout son reflet opposé s’étiole au lieu de s’épanouir ? Nous pourrions
dire de façon terrestre que le mal qui nous a appris à haïr le mal a atteint
son but ultime. Il est parvenu à faire de certains d’entre nous des
unijambistes qui se sont coupés l’autre jambe jugée vile. Aussi belle,
puissante ou fleurie soit la jambe valide et validée, il n’en reste pas moins
qu’elle est unique et qu’ils ont besoin d’un subterfuge pour marcher sur les
deux jambes. Or, les temps, je donne une image, nous invitent à marcher sans
jambe. Pour y arriver nous avons besoin de combiner les forces de nos deux
jambes. En unissant leur puissance, elles disparaîtront et génèreront un moyen
de locomotion tout neuf. J’utilise encore et toujours des images pour illustrer
les effets des épousailles auxquelles j’ai tant de fois fait allusion. J’invite
les travailleurs de lumière et d’amour à sonder les implications de leur état
d’unijambiste. Puissent-ils alors recréer leur deuxième jambe nécessaire pour
entamer l’unification. En épousant dans leur corps la lumière et les ténèbres,
l’amour et la peur, ils trouveront les saveurs de la félicité à laquelle ils
aspirent tant. Le paradis est un leurre subtilement distillé par les acteurs du
grand spectacle qui jouaient le rôle de grand méchant loup. Ils ont réussi à
pousser les agneaux dans un refuge idyllique à l’abri de toute attaque. Qu’à
cela ne tienne, ces loups savent que ce paradis est un enfer en puissance,
qu’en se cantonnant dans des vertus singulières, des vertus débarrassées de
leur reflet contraire, ces êtres allaient devenir des proies faciles et
dociles. Nous atteignons ce point ultime du scénario, le paroxysme de
l’illogique aux yeux de la conscience raisonnable. Que les êtres épris de
lumière et d’amour accueillent ces lignes dans leur cœur et pas ailleurs car,
leur raison, leur conscience éclairée ne peut les avaler, c’est une évidence
absolue.
Je sais que cette vision de l’état
actuel de la transfiguration planétaire va à contre-courant d'un mouvement qui
se dessine sur la planète, un merveilleux mouvement de reconnaissance mutuelle
d’êtres animés par des intentions élevées. En toute simplicité, je me permets
de tirer la sonnette d’alarme pour que la voie d’un juste milieu se trace dans
leur conscience et surtout dans leurs énergies. Si ces épousailles s’opèrent
d’abord en pensée, elles se poursuivent ensuite par une fusion des forces
associées aux qualités opposées. C’est bien cette union énergétique qui est le
nectar de cette époque, le « carburant » de notre transformation radicale.
N’existe-t-il pas des êtres qui
n’ont pas besoin d’opérer ces épousailles parce qu’ils sont venus sur Terre
avec des énergies déjà unifiées ?
Cette question mérite un
développement. Si nous tournons notre attention vers l’espace des rêves purs où
toutes nos expériences existent potentiellement, nous constaterons que l’état
d’unité coexiste avec l’état de séparation. C’est d’ailleurs cette
configuration qui a permis que nos aventures dans la sphère des rêves concrets
soient ce qu’elles ont été, jalonnées par des moments où nous avons expérimenté
l’unité et d’autres où nous avons tâté la séparation. A ce titre, l’espace des
rêves concrets reflète strictement celui des rêves purs. Entendons-nous bien,
si l’espace éternel des rêves purs avait été uniquement un paradis où règne
comme nous aurions tendance à croire,
l’unité, l’harmonie, la paix, nous n’aurions pas connu les discordes, les
guerres et les violences que nous vivons sur Terre. Nous les connaissons exclusivement
parce qu’elles sont contenues de toute éternité dans l’espace des rêves purs.
Avant de s’incarner, certains êtres ont accompli un grand nombre d’expériences
d’unité. Ils ont privilégié cette voie et ils sont arrivés sur Terre avec ces
souvenirs dans leurs bagages. Aucun être, sachons-le, ne s’est limité
exclusivement à connaître l’unité dans toutes ses existences simultanées. Ceux
qui les ont privilégiées vivent sur Terre avec une plus grande quantité de
souvenirs de ces états d’unité. Ils contiennent les mémoires où, dans d’autres circonstances,
ils ont réussi à unifier les contraires, bref à marcher sur deux jambes. La
caractéristique de ces états d’unification traduit une belle pacification des
qualités opposées. Il ne correspond pas encore à des épousailles. Ainsi, en
raison du fait que nous vivons une époque inédite, ils ont donc à poursuivre le
processus largement entamé en accordant de l’importance à bien cerner la
quintessence des qualités qui s’offrent les unes aux autres."
Chaque étoile reflète l'existence
d'un être incarné
Clés du processus de dé-création des
nos cieux extérieurs
25/05/05
Les vibrations en vigueur sur la
Terre nous poussent à renoncer aux références connues. Cette invitation est
parfois douloureuse et si nous voulons parcourir le chemin jusqu'au bout de notre
transformation, toutes les balises auxquelles nous nous sommes référés pour
naviguer sur la mer de notre vie perdront leur valeur de signe. Si je dis par
exemple que le soleil brille intensément aujourd'hui, j'indique une nuance par
rapport à d'autres moments mais, je continue à placer le soleil à l'extérieur
de moi-même. C'est bien normal dirons-nous ! Et bien non, ce normal ne
l’est plus. L’être occupé à se transfigurer a saisi que le soleil vit d’abord
en lui. Il sait qu’il dispose d’un tableau de bord dans les cieux pour vérifier
le rayonnement de son soleil intérieur. C’est la même chose penserons-nous,
cela ne change rien au fait que le soleil trône dans nos cieux. Cela change
tout amies, amis, absolument tout. Lorsqu’un être parvient à vivre dans la
conscience que le soleil brille d’abord en lui, il entraîne les autres à le
vivre. Lorsque plusieurs êtres ressentent cette vérité, ce que nous voyons
couramment autour de nous se transforme. A ce moment, quelques étoiles
disparaissent dans les cieux, les étoiles qui reflètent l’existence de ces
quelques êtres. En effet, osons-nous penser que chaque astre dans les cieux
n’est que le reflet d’une conscience éternelle incarnée sur la Terre. Si cette
conscience cesse de se projeter en dehors d’elle, si elle prend note que sa
réalité se situe à l’intérieur du corps qu’elle a investi, son reflet dans les
cieux s’éteint ! Voilà la clé du processus de dé-création de nos cieux
extérieurs, voilà la clé de re-création de nos cieux intérieurs. Cette
perspective paraît effrayante parce que nous craignons de perdre nos repères
usuels et d’accroître l’angoisse associée au présumé chaos inhérent à ce
processus. Et bien, j’annonce qu’il n’existe aucun danger au phénomène
progressif d’extinction de nos cieux extérieurs. Ils résisteront jusqu’au bout,
jusqu’au moment où tous les êtres auront inversé leur vision.
Pourquoi en est-il ainsi ?
L’existence de nos cieux extérieurs
est profondément ancrée dans notre mode de vie. Autrement dit, les milliards de
fois où ils ont été re-créés par les êtres humains constitue un champ morphique
très marqué. Ce champ morphogénétique ne se défera qu’au moment où le
« dernier » être humain aura placé son regard en lui-même, question
d’accompagner ses semblables dans son véritable Eldorado. Entre-temps, par
réaction en chaîne, nous aurons été de plus en plus nombreux à changer de point
de vue. Oui, il existe un phénomène de contagion dans ce processus. Où qu'ils
soient, quoi qu'ils fassent, les êtres qui vivent dans leur univers intérieur sont
contagieux. La clé est à notre disposition, puissions-nous la saisir et
l'utiliser à bon escient.
Comment par exemple ?
Il existe de nombreux méditants sur
Terre. Ils peuvent dès aujourd’hui utiliser les moments où ils apaisent
l’activité de leur mental à considérer que leur corps contient de multiples
univers occupés à fusionner en un seul point. Voilà déjà un merveilleux début.
Pour d’autres, le changement commencera par une démarche intellectuelle.
« La seule vérité imparable est d’éprouver la conscience que
j’existe », commenceront-ils par se dire. Ensuite, ils tenteront de
déterminer ce que cette conscience bien insondable représente. Il se pourrait
déjà qu’en étudiant la conscience de cette façon, ils rencontrent sa facette
éternelle. Si c’est le cas, ils auront laissé parler leur intuition. Oui, le
sentiment d’éternité est une solide accroche pour découvrir notre corps
univers. D’autres encore, s’adresseront à leurs semblables comme à eux-mêmes en
les voyant comme des êtres éternels merveilleusement déguisés en êtres humains
physiques dont le corps de chair est un véritable miracle de fonctionnement.
Ils penseront régulièrement à la perfection de leur corps et de celle de leurs
semblables. Je cite en vrac quelques pistes qui sont en vérité infinies pour
autant que le souhait de découvrir les mystères de nos corps soit au
rendez-vous. Je résumerais ces attitudes comme je l’ai déjà fait, par un :
« Oui, je suis un être éternel et mon corps en est le témoin. »
En effet, nous avons encore besoin d’auto-stimulation (autostimulation ?) pour changer définitivement le regard sur
nous-mêmes. Nous découvrirons qu’à la longue, nos perceptions évoluent, nos
sensations deviennent plus fines et changent de registre. Et puis, sans crier
gare, nos mains, nos pieds, notre peau disparaissent quelques instants de notre
vue. Ils reviennent ensuite surtout parce que nous avons plus ou moins paniqué
durant ces quelques instants. Ensuite, ces disparitions se répètent et nous
nous accoutumons à leur présence. Au fil du temps, elles durent quelques heures
pendant lesquelles nous sommes invisibles pour nous-mêmes et pour les autres, à
l’exception de celles et ceux qui sont dans le même état que nous. Avons-nous
changé de dimension ? Nous avons à coup sûr augmenté le taux vibratoire de
nos cellules et de nos organes. Or, de nombreux êtres ont déjà atteint des taux
vibratoires très élevés et ils n’ont pas disparu de notre vue pour autant. Oui,
nous le devinons, la condition supplémentaire est d’avoir changé le regard sur
soi-même, d’avoir opéré l’inversion évoquée plus haut. Contacter le sentiment
d’éternité, considérer dans toutes nos pensées, tous nos actes que notre corps
est l’unique contenant des univers et accroître son taux vibratoire sont les
ingrédients majeurs de la transfiguration. Si je me permettais, je
dirais : « au boulot », car la tâche demande une grande
constance. »
Utilisons nos capacités intérieures
à dépolluer
28/05/2005
Allons, déposons notre fourbi à nos
pieds et faisons le point. Allons-nous le laisser là et quitter les
lieux ? Non n’est-ce pas, nous avons le sens des responsabilités. Nous
savons que les restes de notre épopée dans un espace vibratoire donné, celui de
la Terre, ne seront abandonnés à aucun prix. Nous nous sommes engagés à les recycler
en détachant les liens entre les atomes des molécules. Non seulement cette
tâche résulte d’un engagement mais elle relève de nos capacités. Il est grand
temps de les ressusciter. Oui, nous jouons à cache-cache avec ces capacités qui
sont en nous. Certains préfèrent encore discourir sur le changement plutôt que
de se focaliser à redécouvrir leurs propres capacités. R. veux-tu te démener en
ce sens pour toi-même et pour les êtres qui viendront à ta rencontre. Je
déclare qu’il existe une nécessité vitale à renouer avec nos talents
immémoriaux et à les mettre en pratique. Comment réussirons-nous à désagréger
les molécules des produits toxiques si nous n’utilisons pas nos talents
d’énergéticiens à cet effet ? La pollution de l’air, des rivières, des
mers et des sols ne se résorbera pas au moyen d’autres produits toxiques. Elle
sera uniquement assainie par notre propre puissance intérieure, celle que j’ai
évoquée dans le texte précédent. Bigre, faisons des expériences. Dépolluons
l’eau avec la force de nos énergies éternelles unifiées. N’attendons plus, ne
laissons plus ce potentiel aux mains de quelques magiciens de spectacles qui ne
l’utilisent pas nécessairement à bon escient. Dé-créons nos illusions bien
tangibles. Je sais, cette attitude demande du courage et de la constance. Le
courage n’est pas destiné à impressionner nos semblables, il est un enjeu
personnel pour chaque être. Nous avons pris tellement l’habitude de déléguer
nos décisions à d’autres, de les reporter afin d’éviter les efforts
indispensables pour prendre nos vies en main que ces mémoires grignotent encore
notre courage. Même lorsque nous avons choisi de sortir des illusions, nous
l’avons accompli souvent à travers les conceptions d’êtres plus éclairés que
nous. Reprenons le fil de notre vie en suivant désormais les commentaires de la
conscience éclairée qui siège en nous. De source sûre, n’est-elle pas la seule
interlocutrice qui ne nous trompe pas.
Rappelons-nous, nous prestons l’acte
final sans filet, sans script et dans notre tenue d’Adam. Cette situation nous
rend, et vulnérables, et tout puissants. En effet, si nous avions encore suivi
le scénario précédant, nous aurions été
invulnérables et…impuissants. Notre puissance provient précisément du fait que
nous sommes libres d’interpréter notre rôle selon nos propres intuitions. Or,
certains êtres pensent que cet oiseau rare est aux abonnés absents dans leur
vie. Ils se sentent démunis. Qu’à cela ne tienne, l’intuition est l’apanage de
chacun. Tôt ou tard elle éclôt et si elle ne fleurit pas au printemps, elle
ouvre ses pétales en été ou en automne. Les acteurs de l’acte final succombent
sous le charme de leur enfant intérieur délivré de ses inhibitions. Il occupe
progressivement tout l’espace dans leur vie. Alors au boulot, et si certains ne
sont pas encore prêts pour dépolluer les éléments, qu'ils centrent au moins
leur attention sur le retour de l’intuition. Nous n’avons plus le temps de
bayer aux corneilles, l’heure est à pratiquer les talents que nous avons
retrouvés. Tous nos acquis actuels ainsi que ceux à venir ont à se focaliser
sur ces tâches si nécessaires. Voilà comment l’humanité poursuivra sa marche
avec une légèreté nouvelle.
Ressentons la tendresse associée à toutes nos démarches,
elle facilite bien des choses. L'humanité incarnée a cessé de piétiner. Elle
poursuit sa marche avec une ardeur redoublée. Je peux dire que s'il reste des
ombres au tableau, ombres que les médias relayent systématiquement, elles sont
résiduelles. Participons à créer les événements qui unissent ces ombres à nos
lumières. Ne soyons pas radins, ces ombres résiduelles nous reflètent encore un
peu, même si nos cellules sont déjà gorgées de lumière d'amour. D'ailleurs,
aussi longtemps que nous ignorons l’existence du germe de l’ombre en nous, nous
n’utiliserons jamais la totalité du potentiel de la lumière présente dans nos
cellules. Accomplissons la démarche d’unir notre ombre primordiale avec notre
lumière initiale et suivons l’évolution des informations diffusées par les
médias. En effet, ces derniers sont de précieux baromètres de notre avancée
collective. Ils sont tellement essentiels pour les êtres qui cherchent à
uniformiser la pensée, qu’en ces temps où les voiles se lèvent et où la nature
de certaines initiatives se révèle au grand jour qu’ils seront obligés de
suivre nos transformations. Le vote français relatif à la Constitution
européenne est une pièce du puzzle contribuant à la levée du voile. Observons
les volte-face en cas de succès du « non » à cette Constitution pour
le moins curieuse dans sa conception. Prenons de la hauteur pour constater que
l’Europe avec son nouveau profil n’a pas encore de consistance et c’est bien
normal en raison des disparités culturelles, sociales, économiques et
politiques. Si elle cherche encore à devenir une puissance capable de rivaliser
avec les autres puissances, c’est un signe de vitalité naissante. Mais, est-ce
bien la voie juste à cette époque ? Au lieu de privilégier un modèle
économique, ne pourrait-elle pas se convertir en fer de lance de la paix et de
la fraternité mondiale. Au lieu de se rattacher à une organisation censée
coordonner les actions militaires du « monde libre », ne
créerait-elle pas, dès maintenant, un vaste ministère de la paix et du partage
des richesses ? La Constitution ne trouverait-elle pas un nouveau souffle,
ne susciterait-elle pas une créativité nouvelle dans cette perspective ?
Je sais, une telle hypothèse paraît caduque dans le contexte institutionnel
actuel. Alors, puisque la majorité des dirigeants ne sont pas capables
d’assumer publiquement qu’ils voient la situation depuis le balcon, laissons
les peuples s’exprimer et nous serons une fois de plus surpris de leur capacité
à prendre de la hauteur et à manifester leur sagesse.
Tenir bon, envers et contre tout
31/05/2005
Apaisons-nous encore pour nous
rendre insubmersibles. La marée arrive et elle est d’une grande amplitude. Nous
pourrons soit surfer avec les vagues, soit nous laisser porter par leur
puissance. Certains pensent encore qu’on n’arrête pas le progrès et
pourtant telle est bien la raison d’être de cette vague. Elle est destinée à
faire comprendre les excès et les effets pervers du progrès. Oh ! La
conscience de la Terre ne se substitue pas aux sociologues pour faire une
brillante démonstration sur l’impasse de la croissance illimitée. Non, ce n’est
pas son mode d’intervention. Elle veillera à ce que nous le ressentions dans
nos cellules et nos atomes. Comment dirons-nous ? Je laisse cette question
sans réponse afin que nous puissions exercer notre discernement dans les jours
qui viennent. J’exhorte simplement chaque être à placer sa conscience au centre
de son cœur. Des changements majeurs accompagnent cette marée. Ils vont se
déposer sur nos plages, joyeuses à l’idée de les accueillir. Les
transformations rudes sont toujours accompagnées de cadeaux pour les êtres qui
détectent leur présence dans le marasme temporaire. Oui, certains d’entre nous
vont se trouver dans un marasme dont ils ne distingueront pas immédiatement la
fin. Voilà une raison de plus pour rester sereins afin de se mettre à la
disposition de ces êtres au moment opportun. Ce n’est pas une question de
temps, de date dans le calendrier, cette marée est là. Le tout est que sa
conscience, notre conscience collective saisisse la meilleure opportunité pour
apparaître dans les paysages de nos vies. Cela fera du mois de juin ou du début
de l’été une période propice pour récolter de nouveaux talents. La marée
contient en effet le rêve de notre réussite. Ce rêve qui, en vérité, est enfoui
dans l’ADN de chaque être, viendra apparemment de l’extérieur. Il sera
simplement le miroir des talents immémoriaux que nous possédons chacune et
chacun. Ces talents sont garants de notre réussite. Ainsi donc cette déferlante
contient tous les éléments dont nous avons actuellement besoin. Ils donneront
l’impression que des talents nous sont restitués alors qu’en vérité, ils se
réveilleront en nous. Ce réveil nécessite une telle secousse extérieure. Voilà
l’état de la transformation collective. Reste à découvrir la nature de cette
marée ainsi que celle des cadeaux contenus dans ces remous Si besoin est, plongez dans ma propre nature
pour traverser la tourmente. Je parle des fréquences de l’éternité puisque j’ai
retrouvé le sentiment qui s’y rapporte. Je me sais éternelle et je ne cesse de
chanter cette affirmation. Je sais que la petite mélodie qui la scande commence
à tourner dans vos têtes.
Ne soyons pas étonnés d’avoir la
tête qui tourne car toutes les énergies qui nous environnent dansent à une
vitesse susceptible de nous enivrer. Ces tournis témoignent de notre exaltation
ainsi que d’une réelle fatigue qui résulte de nos difficultés à lâcher le
contrôle de la transfiguration de nos corps. Nous sommes encore nombreux à en
avoir peur, tels des débutants en spiritisme qui tremblent à l’idée de
découvrir les preuves que l’esprit d’un « mort » peut se manifester
et, à travers un code, se faire
comprendre depuis l’autre côté du voile. Oui, lâchons sans vergogne les pensées
qui rechignent à se retirer d’elles-mêmes. Disons leur calmement qu’elles n’ont
plus de répondant dans nos corps et que nous en avons assez d’utiliser nos
énergies à retenir notre puissance. Le moment de vivre avec un grand
« V » est là, sans fard. Vivre sur nos grands chevaux est
indubitablement dans l’air du temps. Offrons-nous ce cadeau et nous serons des
princesses et des princes contagieux.
Voilà, je vous laisse à vos œuvres sans oublier qu’elles sont les nôtres.
Tenons bon, envers et contre tout.